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Pédopsychiatre, directeur d'Appartenances de 1993 à 2001, travaille actuellement en cabinet privé. Est chargé de cours à l'Université de Lausanne (Institut de psychologie, Faculté des SSP). A aussi travaillé à l'étranger (Nicaragua 1987-1990, Bosnie-Herzégovine 2001-2003). Collabore avec diverses institutions et ONG, en particulier en France (Seine-Saint-Denis), en Belgique (Bruxelles), en Bosnie-Herzégovine, au Kosovo et en Palestine. |
Abstract
Les mariages mixtes (en particulier lorsqu'ils impliquent la parentalité) se confrontent à des difficultés spécifiques. D'abord, l'asymétrie entre les membres du couple, une asymétrie multiforme en raison à la fois d'aspects liés aux droits, à d'autres résultant du simple fait de la migration (inégalité par rapport à la langue, éloignement de la famille d'origine d'un des conjoints). Ensuite, des problématiques liées à la transmission, en raison de structures familiales différentes, en particulier la possible patrilinéarité ou matrilinéarité de la culture d'un des conjoints. Beaucoup de ces problématiques spécifiques apparaissent autour de la naissance du premier enfant, dans les questions par exemple du choix du prénom, de la circoncision, etc. Ces divers aspects seront traités ainsi que d'autres directement liés au travail des sages-femmes (préparation à l'accouchement, présence du père à l'accouchement, etc.). Des propositions seront faites pour que les sages-femmes puissent prendre en compte ces diverses dimensions sociales et culturelles.